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Gotham, la typo de l’espoir…

Vous connaissez sûrement la Gotham, une typographie vernaculaire dessinée par Tobias Frere-Jones en 2000. Initialement c’était une commande du magazine GQ qui souhaitait une police dans l’air du temps, une linéale (caractères sans empattements) proche de la modernité des Futura ou autres polices en vogue sur le continent européen depuis le XXe siècle. Une écriture résolument moderne et masculine.

 

 

Une création qui porte le surnom de NYC, des caractères inspirés de la signalétique des années 20 dans le vieux Manhattan, là où se promène Tobias. Son créateur lui-même dira que c’est «un type de lettrage qui ne serait pas conçu par un designer, mais plutôt par un ingénieur.»

 

 

En 2008, elle vient donner un souffle de modernité à la campagne de Barck Obama, vous la voyez écrire espoir, chance et victoire. Quatre lettres mondialement célèbres H-O-P-E sous le portrait du futur président dessiné par Shepard Fairey.

 

 

Depuis, c’est LA typographie américaine de ces dernières années. Vous la retrouvez sur nombre de génériques et à l’affiche de l’émission américaine Saturday Night Live par exemple.

 

 

Elle fut également utilisée pour graver les noms des disparus dans l’attentat du 11 septembre sur la pierre du ground zero.

Et si Netflix vient de s’offrir sa propre typographie, c’est la Gotham qui jusqu’alors ornait toute sa communication.

 

Telle Batman, Gotham agit dans l’ombre pour notre plus grand bien 😉